Bernier : quand ça va bien, ça va bien…

27 05 2008

Folks, je suis désolée de vous dire que les documents “hautement secrets” ne sortent pas des bureaux du gouvernement. En fait, il ne sortent pas de certains bureaux bien précis en fait.

C’est impossible pour un ministre de ramener un document hautement secret chez sa petite amie. Parce que y’a un staffer qui va s’en appercevoir et ramener son joyeux ministre à l’ordre, parce que y’a quelqu’un quelque part qui va se rendre compte qu’il manque un dossier au moment de devoir refermer le coffre de sécurité. Ça arrive pas comme ça.

Je soupçonne que c’est un “bill kit” (un dossier préparer par le bureau de recherche du parti qui explique à un élu quoi dire (les fameux “key words”) et qu’elles lignes utiliser pour répondre à tes questions des journalistes. Ou un “background document” qui place une question dans son contexte en présentant les arguments pour ou contre… Bon, c’est pas le genre de documents que j’amènerais chez mon chum, on s’entend, mais c’est pas une atteinte à la sécurité d’état non plus.

Mais un document “hautement secret” qu’il aurait amener chez sa blonde. Ben voyons…

Ah et fascinante cette entrevue entre Julie Couillard et Paul Larocque à TVA. Je n’arrive pas à me décider si elle est hyper intelligente et elle se venge en était particulièrement méchante tout en sachant très bien ce qu’elle fait ou encore si elle est juste idiote et naïve. Quand elle parle des micros dans son matelas, je me dis qu’elle est juste naïve, mais quand elle se fait désirer sur tous les détails du document (pourquoi ne pas avoir rappeller son chum le lendemain matin en lui disant :chéri, t’as oublié un doc, je te l’envois par service de livraison ou t’envois ton chauffeur le chercher??? plutôt que de l’avoir gardé plus d’un mois?!???), je me suis qu’elle est très intelligente et veut se venger…

Bref, je ne sais pas. Mais comme par hasard, elle avait la photo avec Bush, c’est fort. Et la shot du “mandat d’un an”, écoutez, sérieusement.





Poisson d’avril en retard!

2 04 2008

La Presse annonce que les Conservateurs, veulent, volontairement, sans être forcé, sans panique de la menace souverainiste, sans que personne n’ait rien demandé en fait, veulent rouvrir la constitution canadienne…

Je sais bien que Harper ne parle plus à Mulroney, mais là, je pense que Harper devrait peut-être lui passer un coup de fil. Peut-être que dans sa grande sagesse, Mulroney pourrait lui expliquer les trillions de raisons pourquoi c’est pas une bonne idée… Has anyone said “MEECH?” “CHARLOTTETOWN” anyone?

Sérieux là, c’est un gag, non? C’est pas vrai… Remarque, y’a des gens qui doivent jubiler devant une nouvelle comme ça au Bloc. Parce que quand on parle de constitution, c’est immanquable, le Bloc monte dans les sondages.





Se drapper dans la transparence

30 01 2008

Promettre la transparence, c’est “trendy”, c’est winner pendant une campagne électorale, c’est facile à expliquer (plus facile qu’une refonte du code criminel mettons) et ça pogne chez les électeurs.

Sauf que dans les faits, c’est probablement une des pires promesses à faire. C’est cool si tu la respecte, évidemment. Mais si tu ne la respecte pas, t’as VRAIMENT l’air fou parce qu’essentiellement, t’as pas d’excuse. Si tu n’appliques pas de promesses fiscales ou budgétaires, tu peux toujours dire que la situation économique a changé, que le gouvernement précédent avait caché des millions en dépenses, bla bla bla.

Mais comment tu peux te sortir d’une promesse sur plus de transparence?

“Ben finalement, voyez-vous, on a nous aussi des gens à récompenser alors on s’excuse mais on n’a pas le choix. Y’a notamment un organisateur politique là, qui voulait vraiment une job alors on l’a mis en charge d’un organisme qui deale avec du nucléaire, même s’il n’y connaissait pas grand chose, pas grave, c’est un excellent organisateur…”

Ça n’a rien à voir avec la couleur du parti politique, c’est juste une promesse intenable. Tu ne peux pas t’excuser d’avoir renié une promesse de transparence.

Et là, un peu comme cracher en l’air, ça te retombe dans la face… Mais la vraie question aurait peu être qui est-ce qui a cru à cette promesse-là, vraiment? “Fool me once, shame on you, fool me twice, shame on me…”