Petite musique nocturne de tempête infernale

9 03 2008

Ça regardait pas bien dès le début. Comme d’habitude (neige ou pas neige), la STM s’est mise à annuler les bus. Je pense que c’est un record toute catégorie. Samedi soir, entre 18h et 22h, on avait un bus au 80 minutes! So much pour “prenez le transport en commun”. Inacceptable.

Je rencontrais quelqu’un au métro Laurier et de là, on aurait normalement marché mais puisque la tempête rageait, on a pris un taxi finalement.

Mais voilà, pendant la soirée, la tempête à continué à faire des ravages et donc, à 1h30 du matin, quand l’heure de retourner à la maison est arrivée, il n’y avait bien sûr plus de métro, plus de taxi de disponibles et aucune trace des autobus de nuit.

Mon premier réflexe fut d’aller crasher chez le meilleur ami bien aimé qui reste pas très loin de là. Mais une fois à l’extérieur, j’ai réalisé qu’il ne faisait pas si froid que ça et que finalement, marcher des limites de Outremont jusqu’au fin fond d’Hochelaga-Maisonneuve s’avèrerait certaine une expérience en soit. Départ donc de Outremont à 1h30 du matin. Je suis finalement arrivée chez moi, à l’ombre du stade olympique à 6h25.

Ça peut sembler long et digne d’une expédition mais en fait, c’était génial. Les rues étaient impratiquables, il n’y avait pas de voiture et les rares âmes qui s’aventuraient à l’extérieur marchaient directement au centre des rues enneigées et souvent inaccessibles. Les petites rues du plateau avaient un bon 50 cm de neige au sol et aucune trace de voiture. Le temps était doux, la neige tombait toujours à gros flocon et j’ai ainsi marché pendant 5 heures dans les rues des quartiers de Montréal.

Et toute la beauté de cette longue marche nocturne reposait en bonne partie sur la musique dans mes oreilles - l’album Bring Me Your Love de City and Colour. Chaque musique a son moment, ou en fait chaque moment à sa musique. Hier, la musique parfaite pour cette marche nocturne dans les quartiers de Montréal, c’était City and Colour et son album Bring Me Your Love.

Love of mine,
Won’t you lay by my side,
And rest your weary eyes,
Before we’re out of time,
Give me one last kiss,
For soon, such distance,
Will stretch between our lips,
Now the day’s losing light.

Oh.

Bring me your love, tonight.
Bring me your love, tonight.

Lost at sea,
My heart beat is growing weak,
Hoping you’d hear my plea,
And come save my life,
As the storm grew fierce,
An angel was certainly near,
I knew there was nothing to fear.

Bring me your love, tonight.
Bring me your love, tonight.
No I am not where I belong,
Bring me your love, tonight.

No I am not where I belong,
So shine a light and guide me home.
No I am not where I belong,
So shine a light, guide me back home.

Pour les chansons Waiting, Sleeping Sickness and toutes les autres fantastiques chansons de City and Colour.

C’était une nuit magique.





Parlant de coup de coeur… City and Colour

11 02 2008

Dallas Green lance son son 2e album solo mardi. Dallas (City) Green (Colour), ouais, c’est concept. L’album s’apelle “Bring me your love” et le premier extrait “Waiting” circule déjà, ainsi qu’un vidéoclip.

Je suis une groupie finie de City and Colour. Comme je suis une groupe finie de Aqualung. Même genre, même voix, même style. Groupie complètement finie.

De tous les artistes que j’ai eu le bonheur de rencontré en privé au Théâtre Capitol, Dallas Green est celui qui m’a le plus intimidé. Plus que n’importe qui d’autre, de Roch Voisine à Lady Cleo Laine en passant par Rick Mercer, Zachary Richard, David Usher et dieu sait qui d’autre.

Parce qu’il était clairement dans son univers à lui (il a fait tout son spectacle sur scène en bas!), parce qu’il est bourré de talent et parce qu’on sent à travers ses chansons toute sa gêne de partager ses chansons (et ses textes) avec le public qui, d’une certaine façon, envahit ainsi son univers ultra personnel. Je me souviens d’avoir hésitée avant d’oser entrer dans sa loge après le spectacle, d’y être allée presque comme une souris, tout doucement et discrètement, sur la pointe des pieds. Je lui ai serré la main et j’étais tellement gênée que je n’arrivais plus à faire des phrases complètes tellement j’avais l’impression de pénêtrer dans son espace personnel. J’ai fini de peine et de misère à balbutier un truc un peu con du genre “you’re an amazing artist, I’m an amazing fan of yours, you’re so talented, it was an incredible show, thank you so much”. J’ai senti que ça l’avait touché. J’étais toute gênée alors je suis ressortie de sa loge immédiatement de peur de reperdre le contrôle de ma bouche ou de m’enfarger dans les fleurs du tapis. Ouf.

Alors évidemment, après avoir écouté en boucle Save your scissors au moins de milliers de fois, j’ai très hâte de poser mes oreilles sur son nouvel album mardi.