Les Zapartistes, les pieuvres et l’Île de Pâques

10 03 2008

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En bonne Zap-groupie que je suis, j’étais toute excitée d’assister vendredi soir à la grande première internationale (…) du nouveau spectacle des Zapartistes. Les Zapartistes à l’Île de Pâques.

L’affaire avec les Zaps, c’est que c’est comme la saucisse Hygrade. Quand on voit voir les premières représentations d’un nouveau spectacle du groupe, on a un peu l’impression de se sacrifier au nom de notre amour du groupe. Bref, plus ils font de représentations d’un show, plus c’est bon mais pour qu’il y ait plusieurs représentations, faut qu’il y ait du monde aux premières représentations. Ça m’est arrivé quelques fois d’aller à la première représentation d’un show des Zaps et d’y retourner, au même show, plusieurs mois plus tard, pour voir l’évolution.

Pas de fille sur scène cette fois-ci, que Vanasse, Parenteau et Patenaude. Le bulletin de nouvelles des Zapartistes est toujours aussi mordant et agréable. Le nouveau show est excellent mais le timing va gagner à être reserré (ça viendra avec les futures représentations) et y’a quelques gags qui seront probablement retravaillés parce que drôle mais pas nécessairement hilarant.

Quelques déceptions : beaucoup de temps consacré aux banlieusards mais ZÉRO allusion au “quartier” Dix30, dixit “Le plus gros lifestyle center au Canada”. Incroyable, quand même considérant que tout le Québec parle de Dix30 (en bien ou en mal). ZÉRO allusion au redéveloppement de Griffintown non plus… Bon, comme les Zaps partiront en tournée partout au Québec, on peut toujours les excuser d’oublier Griffintown mais Dix30… Vraiment? Bizarrement, quand on a mentionner la bizarre d’absence de Dix30 du show à François Parenteau après le show, il ne semblait même pas savoir de quoi on parlait. Les Zaps sont-ils rendus tellement montréalais qu’ils n’ont même pas entendu parlé de Dix30 et surtout, de toute la poussière que ce quartier de carton soulève?!?!! Mystère…

Semblait avoir pas mal de nouveaux dans la salle, des gens qui ne connaissaient pas les Zapartistes ou qui ne les avaient jamais vu en show en tk, à en juger par la réaction du public à des classiques comme l’imitation de Harper et de Charest.

Je le sais que je ne devrais pas dire ça. Et malgré tout ceci, je demeure la fan no.1 et Zap-groupie en chef des Zapartistes mais… je m’ennuie de Fred Savard et Geneviève Rochette.

Malgré tout ceci, ne boudez pas votre plaisir. Nous avons tous besoin d’une bonne dose des Zapartistes. Ça dégrisse de l’espèce de coma végétatif dans lequel nous sommes tous au moins un peu dans le contexte politique actuel (tant à Québec qu’à Ottawa). Allez voir les Zapartistes. Pleins de shows à venir.

… Pis c’est quoi le rapport des pieuvres? Allez voir le show, vous verrez la lumière au bout du tunnel.

Parce que rire est une si jolie façon de montrer les dents.





Once, encore une fois

26 02 2008

Oui, je le sais, je suis totalement obsédée par ce film. Aussi sous le charme de Glen Hansard. Et complètement amoureuse de la trame sonore de Once, particulièrement Falling Slowly.

Et le moment le plus bizarre… Glen fait ses remerciements, la musique part, Marketa ne peut pas parler. Mais l’animateur Jon Stewart fait REVENIR Marketa sur scène plus tard pour qu’elle fasse ses remerciements!

Pis la toune dans le film, au cas où vous ayez oublié d’acheter le DVD! J’adore cette scène parce qu’elle a été tournée dans le magasin où j’ai acheté mon Bodhran, juste en face de l’arcade où j’ai acheté pleins de jupes, qui est elle, juste à côté de Butler’s Chocolates. Ahhh, Dublin!





Once remporte un Oscar!!!

25 02 2008

Je suis tombée en amour avec ce film musical tournée à Dublin. C’est magique. La musique est magique, le film est magique, tout est magique. Glen Hansard est wow. Tout comme Marketa Irglova. D’ailleurs les deux étaient en show à Montréal il y a quelques mois pour faire les chansons de Once. C’était extraordinaire.

… Et hier, ils ont remporté l’oscar pour la meilleure chanson de film avec Falling Slowly. YES!

Le film est disponible en DVD - allez le louer ou encore mieux, allez vous en acheter une copie. Et achetez la trame sonore! Vous ne serez pas déçu!





Coup de coeur total : Pilones

16 02 2008

J’ai découvert Pilones en tentant de me perdre dans les rues au pied de la Butte Montmartre à Paris. Je suis tombée en amour avec la boutique que j’aurais voulu acheter au grand complet. Tout semblait designé pour satisfaire mon esprit tordu et mes goûts bizarres que plusieurs de mes amis qualifient de kétaines à ridicules.

À ce que j’en sache, il n’y a pas de boutiques Pilones au Canada. Par contre, il y en a aux États. C’est quand même moins loin que Paris…

Quelques uns de mes coups de coeur :

-Le chien pelle à tarte

-La tasse à café des anges

-Le minou brosse à ongles

Trop hot, trop hot…!





Parlant de coup de coeur… City and Colour

11 02 2008

Dallas Green lance son son 2e album solo mardi. Dallas (City) Green (Colour), ouais, c’est concept. L’album s’apelle “Bring me your love” et le premier extrait “Waiting” circule déjà, ainsi qu’un vidéoclip.

Je suis une groupie finie de City and Colour. Comme je suis une groupe finie de Aqualung. Même genre, même voix, même style. Groupie complètement finie.

De tous les artistes que j’ai eu le bonheur de rencontré en privé au Théâtre Capitol, Dallas Green est celui qui m’a le plus intimidé. Plus que n’importe qui d’autre, de Roch Voisine à Lady Cleo Laine en passant par Rick Mercer, Zachary Richard, David Usher et dieu sait qui d’autre.

Parce qu’il était clairement dans son univers à lui (il a fait tout son spectacle sur scène en bas!), parce qu’il est bourré de talent et parce qu’on sent à travers ses chansons toute sa gêne de partager ses chansons (et ses textes) avec le public qui, d’une certaine façon, envahit ainsi son univers ultra personnel. Je me souviens d’avoir hésitée avant d’oser entrer dans sa loge après le spectacle, d’y être allée presque comme une souris, tout doucement et discrètement, sur la pointe des pieds. Je lui ai serré la main et j’étais tellement gênée que je n’arrivais plus à faire des phrases complètes tellement j’avais l’impression de pénêtrer dans son espace personnel. J’ai fini de peine et de misère à balbutier un truc un peu con du genre “you’re an amazing artist, I’m an amazing fan of yours, you’re so talented, it was an incredible show, thank you so much”. J’ai senti que ça l’avait touché. J’étais toute gênée alors je suis ressortie de sa loge immédiatement de peur de reperdre le contrôle de ma bouche ou de m’enfarger dans les fleurs du tapis. Ouf.

Alors évidemment, après avoir écouté en boucle Save your scissors au moins de milliers de fois, j’ai très hâte de poser mes oreilles sur son nouvel album mardi.





Coup de coeur : Moran

11 02 2008

Ma découverte de Moran est de la faute à Josée Blanchette qui lui décerne son titre de Valentin 2008. Je comprends pourquoi. Moran, c’est un croissement entre Leonard Cohen et la voix de Kevin Parent. J’adore particulièrement Blind.

Une autre affaire à ajouter à mon agenda déjà complètement plein pour le mois de mars, il sera au Lion d’or le 11 mars.





Le miracle de Noël…

19 12 2007

Alors nous sommes ce matin (mardi), il est 8h28 et je poirreaute à l’arrêt d’autobus, comme d’habitude. Les planibus ont beau nous raconter n’importe quoi, le réalité, c’est que l’autobus passe quand il passe et qu’il a surtout tendance, ces derniers mois, à ne pas passer.

Mardi passé, même arrêt au coin de chez nous, beau temps, soleil, j’attends l’autobus de midi 34. Je suis à l’arrêt à midi 28. Pas d’autobus. Bon. Téléphone à 514 AUTOBUS pour voir quand passera le prochain parce qu’évidemment, il n’y pas de planibus dans notre vitrine pour le planibus à notre arrêt. 13h04 que ça dit au téléphone. Tic, toc, tic, toc. 13h15 toujours pas d’autobus. La madame est pas contente du tout, du tout et elle est surtout gelée.

J’en viens à la conclusion suivante : chaque jour où je dois prendre un bus de la STM est un jour qui me convainc toujours d’avantage de me racheter une voiture. Je n’habite pas une banlieue lointaine, J’habite Hochelaga-Maisonneuve, un quartier pauvre où plein de monde prend le transport en commun. Pourtant, je suis sûre que Laval a un meilleur service d’autobus que nous, c’est complètement ridicule.

Alors voilà, ce matin 8h30, je suis à l’arrêt à attendre l’autobus qui, bien sûr, n’arrive pas. 8h38 que le planibus dit mais à 8h45, c’est clair qu’il n’y a pas d’autobus. En fait, y’a pleins d’autobus qui passent, vident, avec l’écran qui nous rit dnas la face avec un “désolé - hors service”. Ça m’a rappeller la scène d’ouverture du film québécois La Florida où le 24 décembre au soir, Remy Girard incarne au chauffeur d’autobus en pleine tempête de neige qui change son message à “désolé - hors service” juste à quelques pieds de l’arrêt où des gens attendent dans le froid de la tempête.

Nous sommes donc là, tout le troupeau à attendre devant l’arrêt et à pester contre la non-existence d’autobus. Un autobus “désolé - hors service” s’arrête à la lumière, le chauffeur ouvre la porte, nous regarde et nous lance un “venez-vous’ en, montez”.

Surprise générale, incrédulité totale.

-Vous voulez qu’on monte? Vous êtes hors service…???

-J’ai fini mon shift, je m’en vais au garage, c’est à côté du métro, je peux vous amener si vous voulez.

-Wow. merci, c’est gentil. (incrédulité totale)

C’est ainsi que notre chauffeur est parti, avec 7 personnes à bord et comme il y avait pas mal de traffic sur Ontario, il a coupé sur les petites rues. Le bus est resté pris à quelques reprises, le chauffeur se levant, ouvrant la porte et s’assurant qu’il passe dans la petite rue Lafontaine malgré les voitures partout.

-Bah, ouin, ça devrait passer, me semble…

Il retourne à son volant, les roues spinnent dans la neige, recule, avance pour déprendre le bus, les quidams nous jettent des regards bizarres se demandant d’une part qu’est-ce que l’autobus fait sur leur petite rue résidentielle et se demandant clairement comment le bus ferait pour passer.

Ça a pris un temps ridicule (30 minutes?) pour se rendre au métro. Mais tout ce temps, j’avais un large sourire au visage, comme les 6 autres personnes dans le bus. Nous étions tout simplement fascinés par la gentillesse de ce chauffeur qui, même s’il avait terminé son quart de travail, nous a offert un “lift” jusqu’au garage de la STM (qui est juste à côté du métro).  Complètement incrédule de voir un employé de la STM nous aider de la sorte. Nous avions l’impression d’avoir un bus privé!

À l’arrivée au garage, chacun des passagers y est allé de remerciements répétés  en long et en large au chauffeur et de souhaits de joyeux Noël.  C’était un miracle…!

Et c’est dommage parce que j’ai noté le numéro de l’autobus et je voulais téléphoné à la STM pour leur souligner le travail exceptionnel de leur chauffeur. Sauf que j’ai été prise d’une soudaine crainte que ça pourrait en fait nuire au chauffeur. Oui mais si jamais la STM lui reprochait d’avoir pris des clients même s’il n’était plus en service? Si la STM lui reprochait de créer des attentes de gentillesse et d’attention parmis la population, qui pourrait ensuite s’y attendre? Si jamais son syndicat lui faisait des problèmes pour en avoir “trop fait”???  C’est quand même drôlement pathétique d’en être rendu là…

Mais au chauffeur qui est passé ce matin sur Ontario, qui a eu pitié de nous et qui nous a donné un “lift” jusqu’au garage de la STM, merci. Vraiment merci. Vous êtes mon miracle de Noël…Avoir eu une bouteille de vin dans mon sac, je vous l’aurais donné!